70 000 logements pour étudiants supplémentaires seront nécessaires dans les cinq prochaines années

Cinquième édition du Kotkompas de Stadim et Diggit StudentLife

Bien que 25 000 nouveaux kots soient arrivés sur le marché locatif ces cinq dernières années, la pénurie de logements pour étudiants en Belgique reste aiguë. Ces chiffres sont issus du cinquième Kotkompas de Diggit StudentLife et Stadim. Pour absorber la pénurie actuelle et accueillir les 50 000 à 100 000 étudiants supplémentaires attendus d’ici 2030, 70 000 logements étudiants devraient être créés dans les cinq prochaines années. « Éliminer la pénurie sera un défi, mais le relever est indispensable pour maintenir des loyers abordables. Pour y parvenir, nous devrons faire preuve de créativité, par exemple en envisageant des villages étudiants ou des solutions modulaires. Nous espérons également que les administrations locales contribueront à garantir le maintien de l’offre actuelle », indiquent Arne Hermans, CEO de Diggit StudentLife, et Frederik Boumans, Partner chez Stadim.

Pénurie aiguë

Dresser un tableau exact de la situation du logement étudiant en Belgique reste un exercice difficile. L’offre est très fragmentée, rarement gérée par des professionnels et peu documentée. Stadim et Diggit StudentLife ont néanmoins réussi à récolter un large éventail de données et à brosser un panorama précis du marché belge des logements étudiants.

La principale conclusion ? La pénurie de logements pour étudiants reste aiguë. « De nombreux investissements ont été consentis ces cinq dernières années et 25 000 nouveaux logements pour étudiants ont été lancés, dont une grande part doit encore être construite », explique Arne Hermans. « Un volume certes important, mais encore insuffisant face à la croissance continue de la demande. Les projections annoncent entre 50 000 et 100 000 étudiants en plus d’ici 2030, dont plus de 40 % en moyenne chercheront un kot. Dans différentes villes telles que Gand et Bruxelles, le marché privé est, en outre, poussé à proposer une partie des logements actuellement occupés par des étudiants à de jeunes ménages à la recherche d’un logement abordable. Ce phénomène crée donc une concurrence supplémentaire sur le marché du logement étudiant. Nous espérons que les administrations locales contribueront à maintenir autant que possible l’offre existante pour les étudiants. »

Besoin de solutions créatives et de collaboration

Selon les calculs effectués par les experts en logement étudiant dans la cinquième édition du Kotkompas, il faudrait ajouter pas moins de 70 000 kots au parc actuel pour satisfaire la demande. « Mais nous notons d’importantes disparités régionales dans ce domaine. Des villes étudiantes comme Hasselt et Courtrai semblent en bonne voie pour atteindre un marché du logement étudiant équilibré, tandis que Gand et Bruxelles restent confrontées à une pénurie criante », souligne Frederik Boumans. « Compte tenu du rythme actuel de délivrance des permis, il sera pratiquement impossible de répondre aux besoins en logement dans ces villes dans cinq ans, dans la mesure où 70 % des acteurs majeurs indiquent que la procédure de délivrance des permis prend en moyenne quatre ans. Il faudra donc faire preuve de créativité pour trouver des solutions. Nous pensons ici à davantage de partenariats privé-public pour créer des projets de plus grande envergure, des villages d’étudiants ou des constructions temporaires et modulaires. Mais cela doit évidemment s’accompagner de solutions de mobilité réfléchies. »

Des kots abordables

Il est également crucial de résorber la pénurie de kots pour en préserver l’accessibilité financière. Le loyer mensuel moyen d’un logement pour étudiant a, en effet, augmenté d’environ 100 euros au cours des cinq dernières années. Et c’est une préoccupation pour de nombreux étudiants, qui indiquent que le prix reste de loin le critère le plus important dans le choix d’un kot, comme le révèle un sondage mené auprès de 2 000 étudiants. « Les villages d’étudiants et les grands projets de logement en périphérie des villes pourraient faire baisser les prix. Mais cela nécessiterait d’assouplir certaines réglementations locales », souligne Arne Hermans. « Les règles actuelles, parfois très strictes — comme le nombre d’espaces communs par 10 étudiants —, compliquent la maîtrise des loyers en raison de coûts de construction et d’exploitation plus élevés. Nous devons donc élaborer des règles et des solutions pragmatiques qui garantissent le confort et la sécurité des étudiants sans faire grimper les loyers ni réduire l’offre existante. »

Une niche intéressante

Bien que la réglementation accrue et la hausse des taux d’intérêt aient freiné les investissements dans l’immobilier étudiant, le marché reste globalement solide. « En moyenne, le rendement de l’immobilier étudiant est supérieur à celui de l’immobilier résidentiel classique », indique Frederik Boumans. « Même si cela vaut surtout pour les investisseurs professionnels qui gèrent des projets de plus grande envergure. Pour eux, les rendements initiaux par rapport à la valeur d’investissement tournent autour de 4,5 à 5,6 % pour un kot situé dans un complexe de qualité, en centre-ville, dans l’un des cinq plus grands pôles étudiants, à proximité des établissements d’enseignement. »

Frederik Boumans

Partner Stadim

Arne Hermans

CEO Diggit StudentLife

À propos de Diggit StudentLife

Diggit StudentLife est actif dans de multiples facettes du logement étudiant. Nous assurons la location et la gestion d’environ 2 000 unités de logement étudiant (projets inclus) en Flandre et à Bruxelles et apportons notre soutien à différentes parties prenantes actives dans ce segment. Nous vous aidons ainsi à optimiser votre projet ou votre investissement.

Composée d’une équipe d’une vingtaine de Diggiteers motivés, Diggit peut compter sur des expériences opérationnelles variées, ce qui lui permet de proposer un service professionnel et fiable aux étudiants et à leurs parents, aux propriétaires et aux investisseurs, aux établissements d’enseignement et aux services publics, ainsi qu’à toutes les autres parties prenantes qui se soucient d’encadrer au mieux les étudiants.

Avec Diggimmo et Syndiggit, nous fournissons également des services (de syndic) supplémentaires aux propriétaires de résidences étudiantes gérées par Diggit. Avec Diggit, nous constituons ainsi un guichet unique pour la gestion optimale de votre résidence étudiante.

À propos de Stadim

Fort de 29 années d’expérience, Stadim est un bureau de conseil en immobilier indépendant de premier plan dans le Benelux. Nous analysons, évaluons et conseillons nos clients sur tout type de biens, et ce, à chaque étape du cycle immobilier. Spécialisés notamment dans les bureaux, la vente au détail, la logistique, l’immobilier pour les soins de santé et pour les étudiants, ainsi que dans des dossiers immobiliers complexes, nous abordons chaque question d’un point de vue économique et garantissons des conseils avisés. Chaque évaluation, élaboration de stratégie ou étude repose sur une large expertise, une méthode financièrement saine et un ensemble unique de données immobilières constitué au fil du temps.

Nous aidons nos clients actifs dans l’immobilier à relever les défis liés aux critères environnementaux, sociaux et de gouvernance.

 

 

 

 

 

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